"Sans la musique, la vie serait une erreur". Friedrich Nietzsche.
Assise sur un tabouret, les mains posées sur le clavier. Les premières notes, toutes douces, qui s'égrènent dans le silence. Les cordes qui vibrent sous les doigts. Et puis, l'intensité de quelques mesures, le passage tant redouté où il est si facile de se tromper. Les doigts qui courent sur les touches, alternant le noir et le blanc. Les nuances qui font toute l'expression de la musique. Les variations rajoutées à souhait. Le pied que l'on oublie presque sur sa pédale. La mauvaise humeur qui se dissipe au fur et à mesure des portées. Et le léger sourire quand le morceau est terminé. Avant de recommencer, encore et encore, jusqu'à ne plus sentir ses doigts.
Samedi 23 mai 2009. 20h30. Eglise du Huchet, Saint-Avold. Le Concert Humanitaire Classique.
Un moment tellement inoubliable...
Le souffle coupé devant le talent de Réjane. Le stress avant River Flows in You. Le rire pendant la Pastorale Paradoxale. L'admiration devant la chorale.
Mais rien n'est arrivé à la cheville du final. Entre Brahms & Mendelssohn, j'étais aux anges. Quelqu'un qui n'y était pas ne peut pas comprendre ce que je veux dire, ne peut pas comprendre les émotions qui m'ont assaillies derrière 'ma' caméra. La passion et le bonheur étaient palpables. L'orchestre du lycée a joué pendant quarante minutes avec un tel talent qu'on aurait pu les prendre pour des pros. Mes violoniste et violoncelliste préférées ont assuré comme des chefs. Il ne reste que les souvenirs et la nostalgie, ainsi que de belles images qui continuent à me donner des frissons violents quand je les regarde pour la énième fois...
Et on s'était dit rendez-vous dans un an... même si rien ne sera plus pareil.
Mercredi 1er juillet 2009. Eglise du St-Sacrement, Metz-Devant-Les-Ponts. Concert de Mettensis Symphonia, orchestre symphonique messin.
Les déviations à l'entrée de Metz, et la galère pour trouver l'église. Mais je finis par retrouver Sophie, avant le début de l'Ouverture d'Iphigénie en Aulide de Gluck. Puis s'enchaînent Haydn, Mozart & Delibes, mon coup de coeur, avant Grieg, Beethoven, Fauré et la magnifique Danse Tchèque de Smetana, reprise en bis. Je frissonne. Standing Ovation, toutes seules au milieu de l'église, mais tant pis, ils méritaient bien ça. Echange de points de vue concernant les chefs d'orchestre, et le trompettiste... puis retour dans la nuit noire, des notes plein la tête...