Pauline


Cavalière.
Pianiste.
Enquiquineuse d'élite.





J'ai des goûts étranges. J'aime la littérature. Je pourrais lire pendant des heures et des heures. J'aime rire. Manger du chocolat. Rigoler pour des blagues pas drôles. Ecouter de la musique classique. J'aime la biologie, la géologie, les SVT, quoi. Je crois que j'en ferai mon métier plus tard. J'aime manger des trucs qui font grossir, et voir que ça marche pas sur moi. Partir au lycée le lundi matin et me dire que j'y serai pendant toute la semaine. Voyager. Passer un certain temps sous la douche. Imprimer une montagne de partitions mais rester devant mon piano à jouer les mêmes morceaux. Chercher des choses vertes pour alimenter ma garde-robe. Faire toujours les choses à fond. Profiter de la vie en fait.


# Enviado el sábado 02 de mayo de 2009 11:04

Modificado el sábado 03 de octubre de 2009 07:28

Lycée Jean-Victor Poncelet. Saint-Avold.

Le théâtre de mes plus belles rencontres. Jamais je n'ai fait la connaissance d'autant de personnes différentes.

En classe de terminale S, par défaut. Ce n'est pas ma section, mais les autres ne le sont pas non plus. Une de mes particularités est d'être en classe Abibac. Je passe deux baccalauréats à la fin de l'année, l'Abitur allemand et le Bac français.

Et puis l'internat. Une magnifique aventure humaine. Il faut apprendre à vivre en communauté à 45 kilomètres de chez soi. Se lever le matin, ouvrir les rideaux, et tomber sur une vue plongeante de la cour. Il faut aimer, quoi. Ca fait plus de deux ans que j'y suis, et je serai prête à resigner pour deux ans. Sans problème. On connait le lycée, mieux que personne ... dans tous ses coins et recoins. On a des relations très différentes avec les pions et les CPE que le reste des élèves, qui ne peuvent soupçonner tout ce qui se passe vraiment dans leur lycée...

Je ne pourrai pas vous dire pourquoi j'ai choisi de m'exiler aussi loin de chez moi, ni de passer mes jours et mes nuits dans ce lycée. Mais je peux d'ores et déjà dire que je n'en partirai pour rien au monde.




# Enviado el sábado 02 de mayo de 2009 11:20

Modificado el sábado 03 de octubre de 2009 07:32

"Sans la musique, la vie serait une erreur". Friedrich Nietzsche.


Assise sur un tabouret, les mains posées sur le clavier. Les premières notes, toutes douces, qui s'égrènent dans le silence. Les cordes qui vibrent sous les doigts. Et puis, l'intensité de quelques mesures, le passage tant redouté où il est si facile de se tromper. Les doigts qui courent sur les touches, alternant le noir et le blanc. Les nuances qui font toute l'expression de la musique. Les variations rajoutées à souhait. Le pied que l'on oublie presque sur sa pédale. La mauvaise humeur qui se dissipe au fur et à mesure des portées. Et le léger sourire quand le morceau est terminé. Avant de recommencer, encore et encore, jusqu'à ne plus sentir ses doigts.



Samedi 23 mai 2009. 20h30. Eglise du Huchet, Saint-Avold. Le Concert Humanitaire Classique.
Un moment tellement inoubliable...
Le souffle coupé devant le talent de Réjane. Le stress avant River Flows in You. Le rire pendant la Pastorale Paradoxale. L'admiration devant la chorale.

Mais rien n'est arrivé à la cheville du final. Entre Brahms & Mendelssohn, j'étais aux anges. Quelqu'un qui n'y était pas ne peut pas comprendre ce que je veux dire, ne peut pas comprendre les émotions qui m'ont assaillies derrière 'ma' caméra. La passion et le bonheur étaient palpables. L'orchestre du lycée a joué pendant quarante minutes avec un tel talent qu'on aurait pu les prendre pour des pros. Mes violoniste et violoncelliste préférées ont assuré comme des chefs. Il ne reste que les souvenirs et la nostalgie, ainsi que de belles images qui continuent à me donner des frissons violents quand je les regarde pour la énième fois...
Et on s'était dit rendez-vous dans un an... même si rien ne sera plus pareil.


Mercredi 1er juillet 2009. Eglise du St-Sacrement, Metz-Devant-Les-Ponts. Concert de Mettensis Symphonia, orchestre symphonique messin.

Les déviations à l'entrée de Metz, et la galère pour trouver l'église. Mais je finis par retrouver Sophie, avant le début de l'Ouverture d'Iphigénie en Aulide de Gluck. Puis s'enchaînent Haydn, Mozart & Delibes, mon coup de coeur, avant Grieg, Beethoven, Fauré et la magnifique Danse Tchèque de Smetana, reprise en bis. Je frissonne. Standing Ovation, toutes seules au milieu de l'église, mais tant pis, ils méritaient bien ça. Echange de points de vue concernant les chefs d'orchestre, et le trompettiste... puis retour dans la nuit noire, des notes plein la tête...



# Enviado el domingo 17 de mayo de 2009 14:46

Modificado el sábado 03 de octubre de 2009 08:11